paris-967186_1920_edited.jpg
Logo Made in France.png
Made in France, une porte ouverte sur le monde francophone
Made in France, an open door to the French-speaking world
Made in France, una puerta abierta al mundo francóphono

Untitled design.png
Search
  • Madeleine Cosson-Flanagan

Entre diversité et inclusion : éclairages sur la littérature jeunesse

Comment je suis tombée dans la lecture, la littérature jeunesse et autres :

Je devais avoir 5 ans, assise par terre, au pied du fauteuil, lorsque j’écoutais mon père lire des passages de la traduction d’Antoine Galland « Les mille et une nuits ». Ce livre est toujours dans ma bibliothèque.



De mon enfance jusqu’à ma vie d’adulte j’ai beaucoup lu et je continue. J’aime la diversité de ce que la littérature (sous toutes ses formes) nous propose.


Entre 11 et 14 ans, j’ai dévoré tout ce qui était rose ou vert. Tout mon argent de poche y est passé. Entre 14 et 17 ans, j’ai vécu au-dessus de la bibliothèque de l’évêché d’Oran. Il me suffisait de descendre et de choisir. En classe de seconde pas d’examen, alors la chance incroyable d’avoir à portée de mains une bibliothèque où se trouvaient pêlemêle des ouvrages tout sujet, tout niveau, différentes littératures, française ou étrangères traduites français (en vrac au fond de ma mémoire, Dumas, Descartes, Teilhard de Chardin, Zola, Saint Exupéry……) et bien sûr des romans et de nombreuses nouvelles américaines…...Nathaniel Hawthorne, Francis Scott Fitzgerald ….la fin d’une nouvelle…la dernière feuille qui résiste sur la branche d’un arbre secoué par le vent et la pluie.


Lire est une passion qui ne me quitte pas. Mais lire, ce n’est pas que la littérature, c’est là où vous porte vos yeux : les publicités aux arrêts de bus, des graffitis dans le métro. C’est surtout la chance d’avoir appris à lire et d’avoir pu continuer à le faire. Un privilège.



Littérature jeunesse…


La littérature de ma jeunesse ce sont des livres comme « La case de l’oncle tom » de Harriet Beecher-Stowe, « Le dernier des Mohicans » de Fenimore Cooper, « Sans famille » de Hector Malot, « Maria Chapdelaine » de Louis Hémon et « Le grand Meaulnes » d’Alain fournier.

Des thèmes de société qui sont toujours d’actualité.

Mais ce sont aussi des magazines pour garçons ou filles comme « Pilote », « Le journal de Tintin » ou « Quinze ans » qui proposaient des récits, des nouvelles, des bandes dessinées. Certes, ces magazines ont évolué en fonction des représentations culturelles et sociologiques de leur temps. Ils étaient là pour nous faire avancer, réfléchir, imaginer et entrer dans la vie d’adulte. Ce qui est toujours le rôle de la littérature jeunesse. Elle évolue avec son temps et dans ses moyens d’expression : magazines, romans, mangas, bandes dessinées…. Elle permet au lecteur.trice de s’identifier aux personnages qui sont représentés, d’évoluer entre imagination et réalité, de le/la laisser finir les histoires en fonction de ce qu’il/elle est.


Je ne suis pas sûre que les sujets aient réellement changé (la famille, les relations homme-femme, les sentiments, l’amour, la violence, le racisme….). Sans doute sont-ils mis en valeur plus tôt (question âge), plus violement via la presse, internet, les médias, les films[1]… Les environnements à travers lesquels se projette la littérature jeunesse aujourd’hui sont nombreux, variés, entre jeux vidéo, internet, cinéma, réalité virtuelle et réseaux sociaux. La lecture de « En quête d’un grand peut-être, guide de littérature ado » de Tom et Nathan Lévêque permet de saisir les grandes facettes de la littérature jeunesse d’aujourd’hui. Espace, assez flou finalement où l’on parle autant d’ados, de Young Adult ou de jeunes lecteurs de 12 ans et moins.

Grâce aux portraits d’écrivains talentueux, à la lecture de nouvelles (comme celles d’Anne-Laure Bondoux ou de Stéphane Servent de Thomas Scotto pour ne citer qu’eux), ou d’ouvrages proposées dans « les incontournables » ou « les coups de cœur » tout au long du guide des jumeaux Lévêque, je me suis retrouvée à circuler dans la médiathèque de ma ville à la recherche de ces auteurs.trices, de ces ouvrages, entre les étages et ses rayons réservés aux différents lecteurs , entre 12 ans (et moins) et 18 ans (et plus).


Diversité et inclusion :

En ce qui me concerne, les résultats sont sans appel : la littérature jeunesse d’aujourd’hui offre une grande production: française, francophone et internationale (traduite en français). Une grande diversité : tous les thèmes personnels ou de société se trouvent abordés. Tous les styles d’écriture : la poésie, le théâtre, le langage de la rue, des quartiers dits populaires…Bien sûr avec plus ou moins d’intensité, d’appétence et de compréhension, au gré de leurs places dans chaque société.

En 2021, du fake news aux déchets nucléaires en passant par le/la SDF et la mixité des classes sociales, les différents ouvrages (que ce soit des nouvelles, des bandes dessinées, des romans d’aventure, des thrillers ou du fantastique), abordent de nombreux sujets dont la diversité et l'inclusion.